Le projet
Savitri, comme un cétacé de lumière, a traversé nos êtres
en surgissant des grands fonds du temps. Il nous a incité à
ouvrir bien grands tous nos capteurs intérieurs. Depuis que nous
l'avons dis avec les mots émus de notre impatience, tout a
bougé vers des clartés inattendues.
Grâce à Pascal, à
Andrée, à Juana, à Michel, à Sandrine, à Christophe, à Xavier...et
d'autres encore...Nous entendons mieux le carillon de cette Divine
Heure qui sonne en chacun de nous. En conjoignant le puzzle de de nos
aspirations complémentaires, en reliant le feu de nos quêtes, c'est
l'Expérience qui peut battre son pouls enfin, au coeur de ce monde que
nous habitons les yeux ouverts...
Nous ne pensons
plus à un éco-village ou un lieu collectif, mais à un lieu
d'intensification et de travail. Quelques-uns pourront animer cet
endroit, consacré à l'activation évolutive, aux publications, aux
rencontres régulières. Un lieu d'intensification disions-nous, mais
aussi de reliance, d'échange et d'ouvertures. Avec Auroville, d'autres
lieux, et ouvert à d'autres passeurs qui épaulent la Shakti dans son
oeuvre d'Avènement.
Car c'est une
coalition inédite qu'il faut fourbir, une rosace de diversité à faire
éclore, libre et souveraine, à l'écoute de ce qui vient, sans se
clore dans un super égo d'expérience, qui devient rapidement une
inversion et une caricature.
C'est pourquoi Amis
de la toile et du coeur, faisons en sorte de fréquenter cette Voie des
Voies, qui a toujours été celle des éclaireurs du Grand Sens.
Le partage de notre expérience se trouve sur
ce
blog
qui se développe de jours en jours.
Nous remercions de tout coeur et plus encore
tous les amis, qui ont si spontanément répondu à ce désir de partage !
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Enfin nous préparons la Lettre du Projet
Savitri n°2. Avec des textes et témoignages, des détails sur la rencontre
prévue fin Juillet.
Pour la commander, ou recevoir la Lettre n°1
parue en janvier, vous pouvez nous écrire, sans oublier de joindre 3 timbres
:
Projet Savitri, le Rey,
l'Orange Bleue,
route de Gaillac
81300 Graulhet
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Le texte ci-après donne la teneur, et les
orientations qui nous mobilisent.
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L'Heure ou chacun
devient la Question
Comment, au
quotidien, participer activement à l'accélération spirituelle
évolutive qui tire si fermement les mors de nos rossinantes
habitudes, nous laissant ni répit ni vacances sur le chemin
soudain si pentu du réel ?
Comment faire en sorte que notre relation ordinaire à la réalité
- irradiés cathodiques que nous sommes de sur-information et des
drames médiatisés - soit le levier de cette intensification de
la conscience qui s'impose aujourd'hui avec tellement de
pathétique ?
Comment survivre à tous ces tsunamis de notre espèce qui nous
renvoient au sourire de nos petites canines dans le miroir
matinal ?
Comment
faire de ces heures, de ces minutes, de ces secondes, de ces
jours qui s'engouffrent dans la bouche avide du Temps, comment
en faire des leviers, des yantras, des capteurs actifs et
puissants de sens et de conscience ? Et, oui osons-le mot, de
sens , de conscience et... d'amour !
Pour sortir enfin du triste cirque des haines qui embouchent les
haines dans une contagion qui nous laisse si vulnérable à la
violence et à la peur ?
Heureusement d'extraordinaires extracteurs de Sens nous ont
ouverts la Voie, livrant une lutte formidable dans les
profondeurs, vrillant le Mur du vieux mécanisme qui grippe nos
consciences.
La Voie est ouverte, qui fut portée par la fabuleuse caravane
des précurseurs, entretenue dans le secret des coeurs.
Clandestinement, à l'ombre des interdits, ils ont, au risque
d'être découpés où rôtis, et à l'insu de toutes les
inquisitions, délié les fils de notre corset psychique, révélant
la splendide nudité de notre divinité en devenir.
Depuis lors, la lente et puissante spire de la connaissance
affranchie s'est accrochée à notre espèce et notre histoire,
délivrant par pallier ses messages d'ouvertures, distillant ses
secrets dans l'alambic des consciences, fomentant des rêves, des
inventions et des libertés.
Nous sommes au seuil inaugural de tous les possibles, à la
Bifurcation tant attendue depuis des millénaires.
Mais pour y participer suffit-il de le savoir ?
C'est pour mettre en oeuvre une dynamique d'activation évolutive
que cet initiative voit le jour. Pour se donner, pour nous
donner les moyens d'aller de l'avant.
..........
On verra que
notre démarche est particulière, tout en étant naturelle et de
bon sens.
En premier
lieu, nous avons la conviction que l'ère des gurus est révolue.
On ne plus faire porter à d'autres notre fardeau et nos karmas
de fourmis. Il est temps de prendre sur soi sa part du monde et
d'aller vaillant au-devant de l'inconnu.
Nous pouvons toujours, lors des inévitables trébuchements, et
lorsque nous en avons besoin, nous appuyer fraternellement
contre l'épaule de quelques amis. Mais la voie étant ouverte, on
ne peut plus faire porter notre destin ontologique par d'autres.
Finalement
la concrétion de l'égo a constitué une coquille efficace dans
laquelle à pu se loger le Bernard l'Hermite fragile de notre
être psychique en croissance.
Mais la couvaison est terminée. Nous sommes faits désormais pour
éclore et assumer notre naissance dans le nouveau monde qui
advient.
Pour autant
nous sommes loin d'être condamnés au destin "camusien" de
Sysyphe, à ce yoyo d'exaltations transcendantales suivi de
désarrois et d'errances dans ces nuits de pleine lune sans
étoiles, qui peuvent parfois nous transfigurer en loup pour
nous-mêmes et pour les autres.
Nous avons des clés, et c'est là la merveille.
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Nous cumulons,
chacun dans nos corps, nos cellules et nos esprits, et dans les
tissus calleux de notre cortex, des chréodes mémorielles vastes
comme des mondes dont les méandres infinis contiennent, en myriades
de stalactites, le passé condensé de notre espèce.
Mais aussi les
codons frémissants, le couvain vivant de notre futur.
Nous contenons
tous ce feuilleté encodé de sens qui capitalise les milliers
d'années de pratiques diverses. On peut facilement tourner les pages
de leurs grandes séquences.
Les
vieilles pratiques chamaniques usant de plantes hallucinogènes et de
champignons ? Nous en avons les spores mémoriels vivants, qui ont en
leurs temps fait flamber nos gènes de leurs flash de voyance, nous
délivrant les messages des fleurs et des plantes médecinales ! Ces
substances, compagnes et amantes jalouses de nos esprits ont remplis
leur office, poussant les chamanes et les devineresses à oser le feu
de la connaissance et à braver la nuit de notre ignorance. Elles ne
délivrent plus aujourd'hui que des tournées de funiculaires
hallucinées dont le vertige nous vrille les neurones.
Les rites tantriques rouges et les sabbats sexuels noirs ? Les orgies
dionysiaques et priapiques ? Tout cela nous habitent et se rêvent en
nous, s'actualisant comme des succubes dans nos ruts et nos
fantasmes prolifiques. Remettant sans cesse sur le métier les mêmes
variables pathétiques et les mêmes positions kamasutriques dans la
générosité compulsive des générations !
Les pratiques ascétiques et prométhéennes qui veulent arracher le feu
de la connaissance à la force de l'austérité et de la repentance ?
Tout cela et plus encore palpite dans nos alvéoles cellulaires d'un
feu toujours crépitant de culpabilité. Des bûchers fument encore,
toujours prêts aux hérétiques grillades. Notre espèce porte encore
sur la voûte docile de son dos séculaire les stries toujours vives
des vieilles processions d'auto-flagellations. Un vieux ragoût
coupable au fumet encore appétant mijote dans le fourneaux de nos
caboches traumatisées. Saurons-nous lui préférer les millions
d'oiseaux d'or et les futurs vigueurs ?
Les Dieux,
désormais relégués dans le glacis de nos oublis, envoient toujours
leurs commerciaux rabatteurs pour se faire servir, encore et
toujours la bonne soupe de nos adorations. La pouponnière terrestre,
qui fut si généreuse en tremblantes ouailles et en si généreuses
libations et grillades sacrificielles n'est plus ce qu'elle était !
Nous sommes devenus les adolescents ingrats et mauvais, les
boutonneux pathétiques et rebelles, les alpinistes prétentieux
attirés eux aussi par les cimes originelles. Les transparents
glaciers de Mallarmé ne nous affolent plus et nous prétendons
pouvoir redresser les statuts tutélaires de nos îles de Pâques
intérieures. Osons jusqu'au bout notre destin d'Ulysse, et ne nous
arrêtons pas au son des sirènes matricielles, si avides de nous
rappeler dans leurs ventres et nous piéger dans la confiture béate
des sempiternelles adorations.
La lutte du
fragile opprimé contre la machine du tyran oppresseur est devenu la
nôtre, sous toutes les coutures de cette planète mouchetée de
guerres. Nous devons à cette lutte, dont la bible nous livre
l'archétype dans le combat de David, nous lui devons le trophée de
nos libertés. Ces dernières, après avoir rampé en catimini pendant
quelques siècles, lèvent désormais la tête dans la tête de tous les
êtres humains. Mais le combat contre tous les complots néo-libéraux,
diaboliques, extra-terrestres reptiliens ou trilatéraux re-scandent
ad nauseum leurs marseillaises et leurs internationales éculées,
dont on sent bien qu'elles ont fait leur temps. La page est tournée,
celle du complot des coupables, et des coupables comploteurs, mais
elle reste toujours puissamment pratique pour écrire les slogans
faciles et afficher les noms des bouc émissaires de nos immaturités.
N'oublions pas
dans la suite de ce catalogue, le chapitre de la méditation. Le
polissage intérieur est certes utile, voir capital, mais pour un
temps. Il nous tient dans la teneur, il irrigue notre biologie de
cette autre substance qui nous tient l'esprit debout, avec une
rosace dans le coeur. La méditation entraîne l'égo vers le point
paradoxal d'abolissement et de souveraineté qui confine aux extases
enneigées de silence. On y découvre des voluptés de cétacés et notre
coeur s'étoile en harmoniques transcendantales. Elle permet de
déplumer notre oiseau social, ce perroquet infatué au moi redondant.
Mais à trop polir on perd du relief, à la longue on finit par poncer
les nuages. Bref, on fleure l'inconsistance en confondant la paix
soporifique et la bien-aise intérieure avec l'évolution de la
conscience. Il est extraordinaire de constater le nombre de maîtres
spirituels qui prescrivent encore cette ordonnance ponctuelle comme
une fin, accoutumant leurs disciples à rester des disciples.
Les lourds nuages
de ces mémoires sont en co-présence dans nos corps et nos esprits,
et s'imposent parfois comme les horizons uniques de nos
possibilités. Nous allons alors répétant et répétant les histoires
répétitives comme Charlot devenu le maillon saccadé de sa chaîne
pathétique.
Mais par-delà
leurs horizons fermés, se cachent les grands nids de nouvelles
couvaisons, qui vrombissent de leurs ailes naissantes. Ni les
ascètes, ni les sévères anachorètes, ni les dévots confits en leur
espérances méritées, ni les docteurs de toutes les lois, ni les
inquisiteurs n'ont accès à ces bancs de saumons frais qui remontent
allègrement les grands torrents de nos Hyperborées naissantes.
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Cet à cet appel
saumoné et bien frais du Grand Sens qu'il faut s'éveiller, et non
s'épuiser en torticolis psychologiques et spirituels, fussent-ils
induits par la guidance de Maîtres aussi bien guidés soient-ils !
Nous ne sommes pas
là pour reproduire les atavismes spirituels de moines médiévaux, ou
se décalquer sur leurs vieilles cartographies méritantes, angéliques
et mystiques.
Nous sommes
investis de la mission fabuleuse de faciliter l'avènement d'une
autre étape dans le déroulement de la spirale évolutive. Et il nous
revient d'y participer activement. En donnant le pouvoir à l'énergie
évolutive d'investir notre plus modeste quotidien.
Pour nous donner les
moyens de fourbir nos éclosions et nos miracles au coeur de ce trouble
fog planétaire qui à dessein nous oppresse. Pour nous presser de le
transformer !
Yaristan
Nous
contacter : yaristan@gmail.com
Suite sur le blog : http://notreatelier.blogspirit.com
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